Carnet de voyage, l'indispensable des belles aventures.

Les vacances se préparent plus ou moins en ce moment... Avez-vous bien pensé à tout sur votre check-list ?

Aujourd'hui, je laisse le clavier à Laura et Johann (que je remercie énormément pour leur partage d'expérience) qui ont vécu un voyage extraordinaire et qui ont tout retranscrit dans leur carnet de voyage respectif. Vous pouvez aller découvrir le travail d'illustration de Laura sur son compte Instagram.

Laura, c'est à toi !




Du 11 octobre 2019 au 8 janvier 2020 je suis partie explorer le Japon avec mon compagnon. Ce n’était pas mon premier voyage sur l’archipel mais l’expérience sur 3 mois promettait d’être folle. Tout était préparé, chaque hôtel réservé, chaque dépense calculée (à peu près). Il ne restait plus qu’à profiter pleinement de cette échappée.

Comme pour mon premier voyage au Japon, j’étais bien décidée à remplir au fur et à mesure un carnet de voyage. Nous avions décidé de voyager léger et, donc, de ne pas nous encombrer de trop d’achats sur place.

Le plus beau souvenir ce serait donc lui, ce carnet Claire Fontaine gris anthracite, papier blanc 90g/m² un peu plus petit qu’un format A4 qui, au fil des jours se remplirait de toutes nos expériences.


Niveau papeterie, j’étais parée. Mon carnet, une trousse contenant deux feutres fins noirs (mines 0,05 et 0,8, Winsor & Newton), une petite paire de ciseaux à bout rond (pour passer à l’aéroport), gomme, taille crayon, bic, règle miniature et une poignée de feutres fins colorés (Paper Mate). Quelques jours après notre arrivée j’ai ajouté à la collection un tube de colle, un crayon à papier, une souris, un fluo senteur yaourt à la fraise et 2-3 washitape achetés dans une boutique près de notre Guest House. Puis quelques stickers sont venus se greffer au fil du voyage ainsi qu’un très joli feutre pinceau noir aux couleurs du Koyo japonais (feuilles d’automne). J’avais également dans ma valise mon instax mini afin d’ajouter au carnet quelques photos.


Le Japon est le paradis des amateurs de papeterie, c’est certain. Vous en trouverez partout. Des jolis cahiers, des agendas, des planches de stickers à l’effigie des animaux les plus mignons comme des plats les plus succulents, des cartes postales (dont les fameuses Gotochi Card propres à chaque préfecture), des stylos de toutes les couleurs et de toutes les senteurs, du papier à origami, etc. Et des tampons. Pas seulement des tampons à acheter en boutique. Chaque endroit au Japon peut cacher un tampon à l’effigie du lieu en question. Vous en trouverez alors (plus ou moins facilement) dans les musées, les temples, les gares, les magasins et vous amuserez à les collectionner.


S’ajoute à ça les Purikura. Ce sont des sortes de photomaton en beaucoup plus amusants. Tu y viens accompagné de préférence (en couple ou en bande) et te tapes les plus belles poses possibles. Le but c’est d’être kawaii à souhait (mignon) alors tu gonfles les joues en faisant la moue, tu mimes des oreilles de lapin avec tes mains, tu te tords dans tous les sens pour être à ton avantage (mon mètre 80 entrait péniblement dans le cadre) et, vu que ça ne suffit pas, tu passes ensuite dans un second box afin de customiser tes photos. Tu dessines, ajoutes des moustaches de chat, du texte et réveilles en toi le petit artiste qui n’a que quelques minutes pour faire tous ces choix.


En 3 mois on était définitivement peu pressé. Le but était donc de prendre le temps de remplir le carnet au fur et à mesure. Le Japon est le pays parfait pour s’arrêter dans un café, savourer un délicieux Milk Tea accompagné d’un Melon Pan et sortir toutes les trouvailles de la journée pour les coller. Prospectus, billets d’entrée, feuilles d’automne, emballages de nourriture, stickers, cartes postales, timbres, etc ; tout est bon pour alimenter le carnet.

Et, pour m’amuser encore plus, quotidiennement j’essayais de relater certaines anecdotes à travers de petits dessins. Mon compagnon et moi-même avons eu le droit à nos alter-egos sur papier qui revivaient, accompagnés de nos fou-rire, nos embarras, nos surprises, notre complicité et nos découvertes.

Oser dessiner n’a pas été une chose simple, au contraire. J’avais heureusement vécu la préparation du inktober juste avant donc ma main n’était pas trop rouillée mais j’étais encore au stade où je me sentais obligée de passer par la case croquis. J’ai assez vite fait sauter le loquet de mon esprit et ai décidé de dessiner directement au feutre. Je me suis cantonnée à des dessins simples. Le but n’était pas de faire de chaque page un chef d’oeuvre mais de m’amuser. Je le faisais pour moi avant tout et pour mon compagnon. Au pire, si je me loupais, j’avais toujours une image ou autre à coller pour camoufler. Y avait pas d’erreur possible car aucune règle du carnet de voyage n’existe. Chacun est libre de le faire à sa sauce.

De nouveau, une approche assez minimaliste du matériel de travail m’a aidée à remplir les pages de ce carnet. Pas de crayons de couleurs, d’aquarelle ou autre : tout s’est fait au feutre noir (avec quelques ajouts de couleurs en de rares occasions).


Je terminerai donc cet article avec un conseil pour tout ceux qui souhaitent se lancer dans un carnet de voyage pour leur prochain périple :


Allez-y ! Ce carnet n’appartient qu’à vous et vous n’avez certainement pas besoin de grandes études en arts pour le remplir. Commencez peut-être avec un petit carnet pour ne pas vous encombrer. Tous les jours prenez le temps de coller vos récoltes, écrire le nom des lieux visités, vos impressions, ce que vous avez mangé (je faisais réellement une fixette là dessus pour ma part). Petit à petit vous trouverez votre style. Ne vous comparez pas à tous ces beaux carnets que l’on voit sur instagram, ça ne ferait que vous bloquer davantage. Soyez fier de votre production car elle est le reflet de tous les bons souvenirs que vous emmagasinez.



C'est maintenant le tour de Johann qui a fait le voyage avec Laura de nous raconter avec poésie son carnet de voyage. Il a par ailleurs composé des musiques de ce voyage que je vous laisse aller découvrir sur sa chaine You Tube.


Le 11 octobre 2019 je décollais pour le Japon aux cotés de ma compagne,

emportant avec moi un petit carnet vierge. Je l’avais acheté seulement quelques

jours avant le départ, cédant sous la pression incessante de Laura, très attachée au

fait que je réalise moi aussi un carnet de voyage.

J’étais séduit par l’idée mais freiné par une espèce d’anxiété. Ce qui nous retient au

début je crois que c’est l’angoisse du résultat, la peur de la page blanche, la crainte

de savoir ce qu’en penseront les autres. Autant d’appréhensions qui vous torturent

l’esprit.

C’est ce contre quoi j’ai dû lutter. Il m’a fallu quelques jours pour oser poser enfin ma

griffe sur la première page, bien aidé par Laura qui a su trouver les mots pour me

motiver : «Détends toi Johann, tu peux pas faire d’erreur !», disait-elle.

Elle avait raison. Ce carnet n’avait pas à se conformer à quoique ce soit.

Très vite, j’ai su me livrer à l’exercice avec plaisir. Parfois en rédigeant quelques mots

sur les impressions laissée par la journée, parfois en me contentant de coller des

découpes de brochures, des billets d’entrée pour les temples ou même des tickets

de caisse.

Il n’est pas rare de trouver des tampons, que ce soit dans certains lieux touristiques,

dans les gares, ou dans des stations de métro anodines. C’est manifestement une

chose très ancrée dans la culture japonaise. Je me suis prêté au jeu et nombreuses

sont les pages qui en font figurer.

A l’automne les arbres déploient souvent un superbe «koyo». Quand l’hiver approche

les feuilles tombent et c’est au tour du parterre de se couvrir d’un élégant manteau

orangé. Il n’y a plus qu’à se pencher pour ramasser. Une jolie façon de colorer son

ouvrage.

Pour ma part, un crayon à encre, un tube de colle et une paire de ciseaux ont suffit

pour garnir ce carnet, que je complétais bien souvent sur un coin de table de café,

ou dans les salles communes des nombreux hôtels que nous avons fréquentés.

Ce carnet de voyage est probablement l’une des choses les plus personnelles que je

conserve de ce périple japonais. Il est le témoin des étapes successives de notre

séjour, et parfois le réceptacle intime de mes sentiments.

A refaire !

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