Château d'Oiron, de l'art contemporain à foison.

Mis à jour : avr. 24


Aujourd'hui, dans le mois consacré à la collection, je vais vous parler d'un lieu très particulier, cher à mon cœur. Situé dans le nord des Deux-Sèvres, le château d'Oiron se trouve dans le petit village de... Oiron. Si l'envie vous prend d'aller y faire un tours, passez visiter l'église, vous y trouverez un crocodile empaillé (si vous voulez en savoir un peu plus).

"T'es mignonne Apolline mais pourquoi nous parles-tu de château ? " Il faut savoir que depuis 1993, le château abrite une incroyable collection d'art contemporain (et comme sur ce blog je parle de papier, de kitsch et d'art...).

Pour les néophytes en art contemporain, je trouve ce château incroyable car on y trouve des artistes qui ont marqué l'histoire de l'art contemporaine comme Annette Messager, Felice Varrini, Wim Delvoye, Giuseppe Penone, Sol LeWitt, Daniel Spoerri, Christian Boltanski... pour les plus connus.


La collection "Curios et Mirabilia" se compose majoritairement d’œuvres in-situ, c'est à dire qu'elles ont été réalisées pour le lieu. A l'époque de la construction du château au XVI ème siècle, c'était la grande mode des cabinets de curiosité. Une pièce dédiée aux objets étrangers, animaux empaillés, plantes séchées qui servait surtout à montrer son savoir et sa puissance. L'état à récupéré le château alors qu'il était abandonné et vide. Plutôt que de retrouver des meubles d'époque pour le remplir (il faut savoir que les premiers châteaux de la Loire sont à moins d'une heure de route), le choix a été fait d'y faire un centre d'art contemporain tout en conservent son histoire. En Bretagne, dans le Morbihan, vous pouvez trouver son équivalent : le domaine de Kerguéhennec.



Maintenant, je vais vous raconter une étrange anecdote de visiteur.

Ce château, aillant grandi à une trentaine de kilomètres, je le connais depuis longtemps. J'ai même un souvenir de l’œuvre de Christian Boltanski pas finie. Elle s'est construite sur une dizaine d'années, il s'agit de portraits des enfants qui sont allés à l'école d'Oiron (et c'est la photo que vous pouvez voir juste au dessus).

Une fois, c'était en 2010, j'y suis allée toute seule. Mes profs de la fac y faisaient souvent référence alors pendant les vacances, je me suis dis qu'il était temps que j'y retourne. Il pleuvait ce jour là, je remontais l'allée constituée de grava d'immeubles abritée de mon parapluie. Je suis entrée par le portail, traversé la grande coure (le bâtiment est en U) les ailes est et ouest qui se dressaient de chaque côté semblaient m'observer. J'ai ouvert la lourde porte et suis entrée. Personne. Seule la lumière du jour éclairait mon parcours. Alors j'ai commencé à traverser les salles. J'y étais déjà venue et savait quels œuvres j'y trouverais, mais pas dans toutes les salles. Je n'avais pas envie de me retrouver face à des animaux empaillés et des choses étranges. Je peux vous dire que j'ai fait un peu plus de la moitié des salles tellement je me sentais seule face à cet énorme lieu et le vent qui tapait dans les carreaux me donnait l'impression d'être au début d'un film d'épouvante. Après avoir conclu que cette visite avait assez duré et que je n'avais plus envie de me faire des frayeurs, je sortais, traversait cette longue allée dans l'autre sens sous mon petit parapluie balloté par le vent et reprenait enfin la voiture pour rentrer chez moi.

En parlant de voiture, j'avais eu mon permis quelques semaines avant cette histoire et c'était mon premier "long" trajet (30 minutes) toute seule.


Malgré cette histoire, j'adore ce château chargé d'histoire et d'énergies étranges... Maintenant, je fais toutes les salles, comme une grande, même celle avec les animaux empaillés et recomposés de Thomas Grünfeld (si vous voulais en savoir plus sur les œuvres de cet artiste, je vous préviens, c'est très étrange).

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